Vivre ! D’une enquête sur la conscience à une culture de prévention du suicide

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Description

Il n’y a pas de consensus clair sur ce qu’est la conscience. On ne comprend ni pourquoi, ni comment elle existe. Un siècle de recherches scientifiques et expérimentales n’aura pas suffi à résoudre cette énigme. À ce constat, s’ajoutent des millions de témoignages troublants d’expériences de mort imminente que nos connaissances actuelles ne permettent ni de comprendre, ni de renier.

Prenant en compte la complexité du sujet, cet ouvrage présente les résultats d’une investigation sur la conscience puis propose un état des lieux de la prévention du suicide en France de 1970 à nos jours, des témoignages autour du suicide, des ressources et des sources qui pourront permettre au lecteur d’agir, de comprendre la crise suicidaire, s’il y est confronté – ou s’il y a été confronté – en tant que victime ou témoin.

Comment peut-on encore faire le choix de mourir en ce début de XXIe siècle ?

« Faire le choix de vivre, s’apprend-il ? »

C’est à partir de ces réflexions que l’auteure, responsable de l’association « RD Supreniro » pose les bases d’un plan d’action, dans le but de développer une culture de prévention du suicide dès l’enfance, fondée sur une pédagogie préventive globale et sur l’hypothèse de l’existence d’une conscience individuelle non locale.

Extrait de l’avant-propos

À la lumière de ce que j’ai découvert à propos des expériences rapportées par des personnes réanimées après un arrêt cardiaque, la réflexion suivante s’est imposée à moi : sommes-nous certains que la pensée s’arrête à la mort biologique ?

Croire que la pensée s’éteint en même temps que le cerveau, n’est-ce pas faire un pari dangereux pour les personnes tourmentées qui font le choix de mourir ?

Pourquoi parler du suicide ?

Parce que le suicide est une mort évitable.

Que cet acte est à la fois un sujet de société tabou et un fléau de santé publique en France.

Un suicide a lieu toutes les quarante secondes dans le monde. Plus d’un suicide a lieu toutes les heures en France (sur 25 tentatives non abouties par heure).

Parce qu’il n’existe pas de réelle culture de prévention du suicide en France.

Les actions de prévention interviennent après l’émergence de pensées suicidaires ou après une première tentative de suicide.

D’après bon nombre d’acteurs de la prévention du suicide, ouvrir la parole sur le sujet participe à la préservation de la vie.

En accord avec ce point de vue, il me semble innovant et réalisable, d’intervenir avant l’apparition des premières pensées suicidaires.

Le suicide met-il fin à la souffrance psychique ?

Personne ne peut encore l’affirmer à l’heure où j’écris ces lignes !

Alors, faire le choix de mourir, serait-ce la seule solution pour un être humain de soulager une souffrance psychique ? Non bien sûr, et ceci est une évidence pour ceux qui osent demander de l’aide.

Mais c’est un pari à l’issue irréversible, pour ceux qui ignorent qu’il existe de nombreuses ressources thérapeutiques et des écoutants attentifs pour les soutenir.

D’autre part, nous savons que la mort biologique est scientifiquement vérifiable avec l’état de putréfaction du corps, mais qu’en est-il de l’extinction de la conscience individuelle ? Mon enquête ne m’a pas permis d’obtenir une réponse sur ce dernier point.

Lors de mes investigations, quelle ne fut pas ma surprise de réaliser que, si nul ne peut établir scientifiquement la survivance de la conscience, nul ne sait prouver son extinction à la mort du corps physique ! Cependant, le nombre de cas de personnes réanimées après un arrêt cardiorespiratoire qui rapportent des informations sur ce qu’elles ont vécu, alors que leur cerveau est inopérant, va dans le sens d’une mémoire et d’une pensée qui continuent de fonctionner sans que celles-ci ne soient détectables par notre technologie actuelle.

Inévitablement, nous pouvons être amenés à nous interroger : ce seul doute (sur l’inaltérabilité et l’autonomie de la conscience), pourrait-il remplacer l’idée même du meurtre de soi par l’idée d’une démarche thérapeutique, dans le but de traiter une souffrance devenue intolérable ?

Peut-on apprendre à faire le choix de vivre ?

La question est rarement posée, tant il est évident qu’elle ne se pose pas.

La vie nous est donnée, du berceau au tombeau, et notre instinct de survie la préserve.

Le meurtre de soi est contre nature.

Existerait-il des moyens de rompre le cercle vicieux du mal de vivre, puis du refus de vivre, par une pédagogie adaptée, personnalisée ?

Ne serait-il pas souhaitable de créer de nouvelles habitudes, un nouveau comportement dès l’enfance, visant à protéger notre intégrité, et ceci bien avant que naissent toutes idées suicidaires ?

Quelle est l’intention pédagogique de ce livre ?

Pour tenter de répondre aux questions que je soulève ci-dessus, j’ai initié et conceptualisé une ingénierie pédagogique tout public et destinée en priorité aux enfants à partir de 7 ans.

Mon intention est d’entrer en contact à travers ce projet, avec le plus grand nombre afin de donner à chacun les ressources pour identifier et traiter les facteurs de risque, savoir se comporter de façon avisée et responsable face à une crise suicidaire, que l’on en soit le témoin ou la victime ; ouvrir la parole sur le sujet, et enfin avoir intégré les ressources pour faire le choix de vivre dans les moments les plus critiques.

Cette culture, développée dès l’enfance, ne pourrait-elle pas enrayer, par la réminiscence fulgurante de comportements ou idées clés, par la connaissance de ressources faciles d’accès, les passages à l’acte réflexes ou inconscients ?

Une demi-seconde suffit, pour changer le cours des choses. C’est sur ce laps de temps, où la vie peut basculer, que je souhaite focaliser mon plan d’action dans le but de maintenir la vie et orienter les souffrants vers les dispositifs de soins adéquats.

Le sens de la démarche :

Les droits d’auteur de cet ouvrage, sont versés à l’association RD Supreniro, porteuse de projets, sur le thème du développement d’une culture de prévention du suicide en France.

Supreniro signifie « ascension » en langue Espéranto.

Table des matières

Remerciements

Avant-propos

  1. La conscience : qu’en savons-nous ?
  2. Les témoignages
  3. Le suicide : le contexte
  4. Le plan d’action

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Glossaire

Informations complémentaires

Poids 350 g
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